samedi 16 avril 2011

Ces rares moments de poésie.

C'est tellement dur d'oublier tous ses soucis. Non, ce n'est pas dur: ça prend du temps, c'est tout. Mais le temps file, et pose des soucis. Time is money, bigger is better, perdre sa vie à la gagner et autres poncifs. J'ai connu l'espoir avant l'alcool. J'ai connu la nostalgie aussi. Et aujourd'hui tout est vide, y compris ce présent dont je voudrais même m'affranchir tout en succombant à l'improvisation. Non, pas encore. Je travaille et je n'ai pas le temps de laisser se former les images. Je cherchais des images pour inventer un sens à la vie. Mais la vie n'a aucun sens alors je me fais à tout. Et les images m'indiffèrent. Au-delà de la poésie il y a la délivrance. Et elle ressemble à l'indifférence tout en étant très lointaine. Mais qu'on y arrive ou pas n'a pas la moindre importance. Rien n'a d'importance. On continue à vivre en se disant "A quoi bon mourir avant l'heure?", et c'est une raison valable.

Et c'est pas en tenant ce genre de discours que je vais pécho dans les bars... Tu suces?

2 commentaires:

  1. La délivrance, celle des douleurs de l'enfantement ? quoi qu'on enfante d'ailleurs. Il reste un sentiment de vide. Que jamais rien ne remplit. Mais s'agit-il de remplir ?
    Parfois une fulgurance, une incandescence : la beauté des choses, la beauté des êtres. La beauté des mots. Toujours auréolée de vide.
    A quoi bon mourir avant l'heure ? Continue à vivre, et écris. Adelpho mou, écris.

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  2. Je ne m'y connaîtrai jamais en douleurs de l'enfantement, quoi que j'enfante je le fais sans travail, sans douleur, en dilettante, et le fruit de mes entrailles, merdique mais aérien, est voué à vivre sa propre non-vie que je ne regarderai pas grandir, lol, parce que ça me distrait de mon jeu vidéo, qui est une autre contemplation du vide. Où je me complais parfois.

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