samedi 18 décembre 2010

Burp?... Yeah! What?... Yeah! Skitskitskitskitskit!

Mégalomane et fier de l'être
J'ai un plus joli timbre que ta fac de lettres
J'ai alité plus de bombes que la mortalité
Et la modestie n'est qu'une de mes qualités
Toute la Chine en jaunit à l'idée
Kanyé m'a mendié des photos autographiées
Les suicidaires m'ont imploré de les grâcier
Je suis la vie et la mort, les haricots et la chiée
Je suis le fromage sur le steak hâché
Je suis la dent de sagesse qui a inventé le papier mâché

Yeah yeah, microphone check one-two one-two
Please allow me to introduce myself
Cause if you don't allow you get shot by Koffalô
I be the light that allows the Halo
I'm the ground dancing with your shadow
The spine holding the back of your mind
While taking my talents to the landmine
of which I be the landlord, Oh Your God
Is sending His status update to my iPad

Tompokolahy sy tompokovavy, ry namana tapaka
Kabary matavy mahavoky fanahy mpangataka
Kasidedy ho an'ny fory mibango hiova bango saritaka
Fa tonga masiaka ny lema hitoto zesta rotaka
Endim-boanjo, môràly drakaka, filazana manjo
Antso avo miangavy ny vavanao hoe : mandroa
Raràna ny mandrora saingy ny tembo tsy paràky
Lelafo ny faladiako raha toa ny kitroko ka vakivaky

Word up.

vendredi 17 décembre 2010

WaikikiLeaks

Je triche
Pour attirer ton attention
Je détache les mots
J'essaie d'avoir l'air détaché
Au K2R
La conscience propre
Pour masquer
Des équations bien écrites
Où les prétendues inconnues
Sont bien documentées
J'ai des photos
De toi
Dans les années 90
Trouvées sur LCWaikikiLeaks
J'en sais long

Dents de scie à métaux.

Vendredi joli entre deux eaux choisit le Justerini
Tends-moi le cul que je fasse briller mes souliers vernis
Bouteille pleine métro Villejuif, à Châtelet bouteille finie
Et abreuver les animaux, avec ma minny money miny moe
Santé: téquila, vitamine C, sels minéraux
J'ai mes deux neurones fixés sur tes bas en nylons
Les canines aiguisées à la scie à métaux
Et les doigts prêts à trouver tes points vitaux

[Break]
C'est une petite mort, sur la manette
Une goutte de sang sur l'accéléromètre
[/Break]

Et puis c'est reparti, fils, rallume les feux d'artifice
On va acheter cette ville, amène ton chéquier et un k-bis
Les filles, tu sais, méfie-toi: c'est pas ce que tu crois
Laisse-leur des gosses en pourboire, ils deviendront reines et rois
Y a la classe le cul les casse-couilles et les lèche-culs
Et puis elles ont des frères et comme toi leurs frères tuent pour la vertu
Aux assises assisté du commis d'office aux causes perdues
On va acheter cette cellule, amène ton string et ton gros cul

[Break]
Love, oh love, what a blessy thing,
oh yeah...
[/Break]

Samedi matin blême, balayer sous le tapis
Les catins et leurs problèmes. Le téléphone
vibre au fond d'une chaussure que je retrouve dans l'évier
et les nouvelles du bled sont mauvaises même par sms.
Un mégot, un fond de bouteille, une chanson de Springsteen
Dessinent sur mon plafond un remix de la chapelle Sixteen
et ses leather boots. J'ai la scie à Maytals mais il manque Toots.
But who cares, anyway...

lundi 13 décembre 2010

Le Grand Projet.

Ce n'est pas un grain de sable dans l'engrenage, non, c'est le grand charroi d'alluvions et de sédiments que tu as confondu comme moi, ami, avec nos fondations, puisque c'est sur ce sol que nous avons poussé, poussé des cris et des bouchons, et des racines qui poussent là où on les pose sans se poser de questions. Les questions, elles aussi, se sont posées toutes seules, comme un bilan, feuille volante sur un tapis déjà épais de prières inexaucées. Je t'avais laissé les prières, mon ami, moi je préfère le rire (aux enterrements) et les chansons (à boire).

j'ai pour accoudoir la peau douce des plus belles femmes du trottoir inexistant dans cette ville perdue aux rues de sables. J'ai dans les mains la bouteille la plus chère des bars à matelots. J'ai dans la tête le plan de bataille survivant de notre grand projet. Car ce projet était encore plus grand que ce que je t'en avais raconté, moi le dilettante aux feuilles de calculs interminables. J'avais commencé à mettre en formules l'impact écologique, la redistribution des richesses selon la répartition des dividendes, la synergie de l'économie et des ancêtres. Parfois je leur parlais, aux ancêtres, et ils ne répondaient pas, pour ne pas troubler ma concentration au travail.

J'ai tout perdu, oui. Mais je m'en fous parce que je n'avais rien, sauf toi, mon ami. Ce que je lèguerai aux descendants de nos ancêtres, puisque nous ne sommes que les maillons d'un projet plus grand que nous, ce que je lèguerai c'est mes rires et mes chansons pendant que je rajuste mon sac sur mon épaule, reparti avec la saison, emportant toujours un peu moins de jeunesse pour laisser de la place aux souvenirs, ou inversment.

mardi 7 décembre 2010

Place publique.

Nous connaissons tous une rime à Janus. Hahaha... Gêné je tente de désamorcer la main d'un petit barbu posée très gentiment à l'arrière de ma ceinture. Il est 6 heures du matin dans un anniversaire où j'étais l'invité d'un invité. Dans cet appartement qui donne sur la place les jolies filles sont parties déjà, mais mon envie de boire, elle, ne veut pas. L'envie de parler encore moins.

Je me suis installé dans la cuisine: on n'y entre qu'à cinq, mais on y entre forcément, posant son stack en 6-max no-limit. Mon hôte personnel m'a indiqué les cachettes à bouteilles, où j'ai calé mon Jack Da. Mon verre dans ma main est le Fleuve Amour, qui se fout de ta gueule sans jamais contenir la même eau. Ma parole est le verbe, non pas premier mais primordial, puisque la première phrase est: "comment tu t'appelles?", mais que la suivante, plus importante, demande: "c'est quoi ton hôtel préféré?" Elle s'appelle Monica, et elle ne sait pas. Je suis soûl, enfin, quand elle est partie. Restent des gens qui me ressemblent. Le prix Nobel de la solitude. Quand je montre les dents c'est un sourire. C'est donc ça, cette expérience qu'on appelle une arme. Même les animaux de mon espèce font des enfants. Ou veulent juste faire semblant, pour se sentir beaux tout nus, on leur a fait croire que c'était possible comme si c'était possible qu'ils soient beaux même habillés par des enseignes bien vendues.

Je marche au soleil et je pense peut-être à un petit barbu que j'aurais dû appeler le grand-schtroumpf mais j'étais trop bourré. Je pense peut-être à la prétendue beauté de la naïveté mais j'ai oublié. Sur une place encore plus grande une bouche de métro m'avale. Je rentre chez moi: home is where I lay my hat. Patchamama sucks me wholly, comme une splendeur engloutie. You, fucking black hole...

lundi 6 décembre 2010

Gilbert le Conquérant.

Je sais faire des choses avec mes mains: rouler des cigarettes au feu rouge, transformer une boîte de pistoles à 70% en coups de langues de jolies filles sur des cuillers à entremets. Quand elles se penchent pour pouvoir me scruter de ce regard par en-dessous (je ne suis pas très grand) je leur dis salut, je m'appelle Gilbert, et quand je serai grand on m'appellera Gilbert Le Conquérant, et toi? Et je souris en coin. Je pense au temps où c'était la drogue dont on mesurait la pureté, et je transformais une dose en coups de reins de jeunes femmes en difficulté. J'ai changé de vie. Les filles sont plus jolies sans cicatrices.

vendredi 3 décembre 2010

Tout un chacun.

Parfois il m'arrive de me souvenir de reprendre mon chemin. De rappeler à la niche les bombes lâchées sur les sujets survolés comme des pays ennemis et d'atterrir dans les fourrés, armé d'un coeur et d'un canif, comme tout un chacun? Un regret à chaque pas sur le sentier sont les seules embuscades, me voilà péripatéticien alors je dis encore "sale pute", mais en aimant les sales putes, soeurs, et tout ce qu'elles m'ont apporté: thanks bitch, are you gonna die now? La vie à hauteur d'homme, de pigeon ou de chien, les mots la fiente et la truffe, de la merde partout. J'ai encore peur, parfois, mais la peur s'en va avec l'illusion d'une quelconque importance. Le néant les terrifie, il m'apaise, mais quel ennui. Quand je suis seul je deviens mon propre camarade de jeu, et ma bouteille de souvenirs est un tigre en peluche.