lundi 11 avril 2011

Warrior.

Je me suis enorgueilli (?) d'être le dernier. Le dernier à vider un verre de plus, le dernier à dormir, oyez: burp.

Tout le monde dort déjà et mon burp de victoire résonne dans la pièce vide, écho de solitude seul à répondre au meilleur de moi...

Choisir entre son coeur et la popularité... Fait chier merde. Je ne suis jamais aussi vrai qu'à 3 heures du matin, mouahahahahaha. Je veux qu'elle soit amoureuse de moi. Je me souviens même de son prénom, de son nom de famille. Je me souviens de son père, que je rencontre 20 ans plus tard. Je vois sa mère dans son rôle de merde. Je la vois elle, inaboutie: je suis tellement plus libre qu'elle, qu'elle ressemble plus à une étude dez cas social qu'à une partenaire potentielle. Connasse de rêve gâché. Tu es belle comme dix calendriers prenant la poussière sur le bureau de mon père, dont j'ai hérité. Next.

Les Zoulous de Chaka fonctionnaient selon un systême idiot de chantage sexuel: soit tu es un grand guerrier, soit tu es puceau jusqu'à la mort (t'inquiète pas, la mort est dans 3 mois)."

Aucun intérêt; lol.

Nietzsche.

Man, y'ever read Nietzsche?

Man, Y'ever read Nietzsche ON WEED???

jeudi 7 avril 2011

Une ligne, un cercle.

Elle craint que je sois tombé dans la coke et un trou de balle. Manque de conversations pédantes pour lui reparler du tir à l'arc zen et des derviches: une ligne, et des cercles. Faute de tir à l'arc, j'ai atteint pour la première fois le zen au bowling. Wesh, trop bien. Exploits narrés en piazza, les girafes à lunettes de la table à côté voudraient croire que je parle du Dude, lol, bouffonne, j'en rien à foutre, comme lui, de nos connivences culturelles. Quand des étrangers m'écoutent je préfère prendre un accent de banlieue et parler de niquer la race à des mères de putes, pardon, à métisser des peuplades. Et quand ça ne suffit pas je maudis le rhâlouf, c'est radical. Qu'importent la vérité, l'histoire et nos vies. A boire. There must be some way outta here, said the joker to the thief. J'ai des amis. Mes amis se jèteraient sous un camion pour moi, me tiendront la main à ma mort, et c'est réciproque. Les autres sont des étrangers, c'est tout.

Et puis les amis se font rares, comme la jeunesse dans ce monde qui vieillit avec moi, ou sans moi. Et je n'ai plus d'amis, peut-être. Alors on danse...

Alors le choix est de donner sa chemise au premier venu. Qu'importe. Nous parlons du beau temps et je me sens humain, humilié, mais quelqu'un sait-il encore l'humilité? Elle n'est pas face aux hommes, elle est face à soi-même. S'humilier d'accepter de vivre, les yeux ouverts précisant la décomposition.

Derviche.

Derviche tourneur, bonnes références, cherche vertige. Et puis la métaphore file comme les bas roulés sous la table, nous roulons sous la table, des lèvres ourlées, retroussées, babines, vagins dentés, redites, relapse. Alcohol, please. Des étiquettes de WTF pendent hors des cols neufs comme des pendules, c'est la saison des soldes, derviche tourneur, la tête qui tourne, échappe à la malédiction focale, à l'attrait de la vie qui se balance seulement de gauche à droite comme un pendule d'hypnotiseur. Un bouquin qui parle d'alambics. Et puis un bouquin qui parle de décomposition, bof, je sais déjà tout ça, je m'en fous, déjà, depuis longtemps. Ma cervelle battue, montée en neige par le "mouvement planétaire" (lol), tente d'appréhender les attributs du réel: le droit du travail, le dérèglement climatique... Alors je pouffe, dents dehors comme ces têtes de mort, nez de clown, caca, bite. Justerini à la réa le cinéma habituel à chaque "On tourne" (défi n°1: analyser la syntaxe de la phrase précédente).

lundi 21 mars 2011

Christian.

Je repère un clodo donc des places libres autour de lui. 5 heures en extra, j'ai gagné 80 € et j'ai une journée de repos devant moi: je rentre chez moi et je suis content. Mais je ne suis pas de ces gens indifférents par lâcheté alors je remarque le clodo. Il me regarde comme les chiens qui veulent être adoptés regardent les femmes qui sortent du supermarché. Je sors du métro. 5 heures en extra, j'ai gagné 60 €, 20 € de différence ne m'ont même pas acheté une bonne conscience, je ne pense pas lui avoir donné assez de courage. Je ne suis pas imperméable. Mais je suis insubmersible. Parfois j'aimerais être contagieux.

Nate Dogg est mort et je suis soûl sans être Nate Dogg.

L'auto-stoppeur lève le pouce l'adolescence m'a levé la bite
Et j'ai quitté ma caravane coupé en deux à la Bobbitt
Hé Vazimba! J'te paie ton billet d'avion
Tsy maintsy tafita isika na le pont io na la pont.
Hé lémurien! Voilà des stock-option, des SICAV
T'es un singe mais ton dream work est sur iPad
Et Dieu veut que tu évolues vers la picrave
Parce que la forêt doit être épilée comme les trav'
Il restait 30 deniers à Judas, j'les ai marave
Investis chez Gamani pour payer ma Maybach, âârh
La blanche bave du crapaud finit en savon Dove
Avec lequel je m'en lave les mains et l'asshole.
Connard de pauvre, aristocrate du tiers-monde
Je voulais niquer des blondes jusqu'à ce qu'une épuration les tonde.
Han! C'est die, c'est mon dada, struggle Darwin
Mentalité parano où survivre est la win
Mbola velono ô yah! mamelon-tegna!
Na dia voky no zah aza lay ténia!
Ambony môràly! Jery atrika plus n'dombolo:
Rehefa tsara jery dia mendrika Bentley ilay Polo!
Woooooooord! Nate Dogg said SMOKE DAT CRAP!
Fap fap and dap dap for the Skee bee dee bap!

jeudi 17 février 2011

Piazza forever.

Tout le monde est dans la place et tout baigne. Mais pas dans le même jus. Je te dis: "Je resterai toujours cet outsider. Outsider comme on dit:dormir dehors". Mais tu t'en fous. Une jeune femme voilée à genoux sur les Champs fait la manche. Brel bave "Ces gens-là" dans mon casque. Je suis seul une bière à la main et des phrases me viennent toutes seules, attirées comme des charognardes par ma mort dans l'âme, en peine d'une oraison.

Est-on plus beau sur les Champs
Que nu dans la rizière?
50 mille kilomètres pour ça
Pour ces yeux qui peinent à s'ouvrir
Cette vie qui me hante
Comme un futur antérieur
De tout ce qui aurait dû.
Maître à bord désormais je vends cher les prémices au rébus
Anonyme en corbeau camouflé dans la nuit
Lames dans la cuisine se déguisent en repas
La tristesse au grenier attend un meilleur cours
Avec le temps va tout s'en va
Les montagnes vaincues grains de sable
Ont depuis longtemps oublié
Le baroud des engrenages qui restent à inventer
Je vous regarde de haut
Toutes les vies sont à chier
Mais moi je les écris
Je contemple d'en bas
Tibias et péronés, et ostéoporoses