vendredi 3 juin 2011

Undercover.

Il faut que je ferme FB avant d'être soûl. Gueuler à la face du monde ses quatre vérités passagères c'est un fantasme de l'adolescent que je ne suis plus hélas, même si je n'ai pas de traites à payer. Des filles que j'ai connues dans mon lit et dans ceux de mes amis parlent à présent comme leurs mères avant elles d'un Jésus CEO d'une boîte de self-management et je me retiens de leurs conseiller de soigner leurs premières rides (deuxièmes, troisièmes et ce n'est qu'un début) à coups d'éjaculations faciales du premier venu qui leur semblera apte. Gaiement, ou rough sex, selon leur(s) préférence(s). M'ont peut-être ajouté à leur liste d' "amis" en raison d'incentives liées aux performances de recrutement pour l'Eglise, de la même façon que les réseaux sociaux récompensent ses membres les plus actifs en monnaie virtuelle (dite "karma" ou "il vous manque 25 points pour passer au level 4").
Des garçons que j'ai connus moins en retard que moi ne savent plus comment ralentir leur embonpoint, arborent leurs adhésions à des clubs comme le Lion's (junior), ou le Rotary (section sous-chef), mais ne mentionnent pas la franc-maçonnerie parce que, chut, c'est un secret, ou alors parce qu'ils sont dans une loge de merde connue pour sa rapacité plus que pour son intelligence. Parlent d'amour du pays comme ils parlaient avant des belles voitures qu'ils ne conduisent toujours pas aujourd'hui, malgré l'adhésion aux mêmes clubs que les vieux potes plus doués/plus travailleurs/mieux nés/mieux mariés. Soignent leurs bobos à l'égo avec des chansons de Michael Bolton. Putain...
Certains soirs quand j'étais là-bas certain(e)s m'approchaient avec un soupçon de connivence. Mais comme dit le rap : "Je ne suis pas une racaille de base". J'essaie de ne pas être trop méchant, un jour nous nous retrouverons peut-être. Même si l'approche de la mort n'arrangera pas leur besoin de réponses, ni leur besoin d'argent. Surtout qu'ils se sont reproduits, ces cons, pffff...

samedi 16 avril 2011

Exercices.

Rimes de velours, analyses gantées
Dater la beauté de quatorze copies-carbone
Crafting medulla in my bones
La chair de ma chair
Du bout de ma perche
Héritera d'une chaire
De recherche
Mais dans quel état j'erre???
Dépoussiérer les pucelles
Du K2R sur l'hymen
Refaire briller
Les lustres
Au vide-grenier
J'aimerais que Bashung chante ces textes, comme s'ils avaient un sens
Alors je change de scansion, imprime une cadence indéfinie minée de sous-jacences mal triées puisque l'artiste se doigt de se fourrer le doigt dans la boisson, clown triste ou génie inné pourtant pétri de références
Qui ne volent pas plus haut
Qu'une corde au préau
Au-dessus de laquelle
Saute un poisson volant

Je bois du champagne dans un verre à whisky, parce que je n'ai plus de bière
Et c'est pas plus mal
M'en fous...

Ces rares moments de poésie.

C'est tellement dur d'oublier tous ses soucis. Non, ce n'est pas dur: ça prend du temps, c'est tout. Mais le temps file, et pose des soucis. Time is money, bigger is better, perdre sa vie à la gagner et autres poncifs. J'ai connu l'espoir avant l'alcool. J'ai connu la nostalgie aussi. Et aujourd'hui tout est vide, y compris ce présent dont je voudrais même m'affranchir tout en succombant à l'improvisation. Non, pas encore. Je travaille et je n'ai pas le temps de laisser se former les images. Je cherchais des images pour inventer un sens à la vie. Mais la vie n'a aucun sens alors je me fais à tout. Et les images m'indiffèrent. Au-delà de la poésie il y a la délivrance. Et elle ressemble à l'indifférence tout en étant très lointaine. Mais qu'on y arrive ou pas n'a pas la moindre importance. Rien n'a d'importance. On continue à vivre en se disant "A quoi bon mourir avant l'heure?", et c'est une raison valable.

Et c'est pas en tenant ce genre de discours que je vais pécho dans les bars... Tu suces?

lundi 11 avril 2011

A 6 heures du matin je réalise que j'ai 55 heures de travail à liquider dans les 5 prochains jours. Alors j'arrête de boire mais je suis, hahaha, soûl. Je chante dans la pluie, je l'écris calmement, je ne le fais pas littéralement, mais dans ma tête,n si vous saviez, s'il savait même cet électeur du MNR qui possède mon appart', propriétaire
d'un Alzheimer
Qui ne sait même pas
Que son locataire
Revendique la forêt primaire...

(Bon, je fais semblant avec la forêt pzrimaire, c'est vrai, moi j'ai grandi dans le béton/bananier/rizière de Tananarive)

Warrior.

Je me suis enorgueilli (?) d'être le dernier. Le dernier à vider un verre de plus, le dernier à dormir, oyez: burp.

Tout le monde dort déjà et mon burp de victoire résonne dans la pièce vide, écho de solitude seul à répondre au meilleur de moi...

Choisir entre son coeur et la popularité... Fait chier merde. Je ne suis jamais aussi vrai qu'à 3 heures du matin, mouahahahahaha. Je veux qu'elle soit amoureuse de moi. Je me souviens même de son prénom, de son nom de famille. Je me souviens de son père, que je rencontre 20 ans plus tard. Je vois sa mère dans son rôle de merde. Je la vois elle, inaboutie: je suis tellement plus libre qu'elle, qu'elle ressemble plus à une étude dez cas social qu'à une partenaire potentielle. Connasse de rêve gâché. Tu es belle comme dix calendriers prenant la poussière sur le bureau de mon père, dont j'ai hérité. Next.

Les Zoulous de Chaka fonctionnaient selon un systême idiot de chantage sexuel: soit tu es un grand guerrier, soit tu es puceau jusqu'à la mort (t'inquiète pas, la mort est dans 3 mois)."

Aucun intérêt; lol.

Nietzsche.

Man, y'ever read Nietzsche?

Man, Y'ever read Nietzsche ON WEED???

jeudi 7 avril 2011

Une ligne, un cercle.

Elle craint que je sois tombé dans la coke et un trou de balle. Manque de conversations pédantes pour lui reparler du tir à l'arc zen et des derviches: une ligne, et des cercles. Faute de tir à l'arc, j'ai atteint pour la première fois le zen au bowling. Wesh, trop bien. Exploits narrés en piazza, les girafes à lunettes de la table à côté voudraient croire que je parle du Dude, lol, bouffonne, j'en rien à foutre, comme lui, de nos connivences culturelles. Quand des étrangers m'écoutent je préfère prendre un accent de banlieue et parler de niquer la race à des mères de putes, pardon, à métisser des peuplades. Et quand ça ne suffit pas je maudis le rhâlouf, c'est radical. Qu'importent la vérité, l'histoire et nos vies. A boire. There must be some way outta here, said the joker to the thief. J'ai des amis. Mes amis se jèteraient sous un camion pour moi, me tiendront la main à ma mort, et c'est réciproque. Les autres sont des étrangers, c'est tout.

Et puis les amis se font rares, comme la jeunesse dans ce monde qui vieillit avec moi, ou sans moi. Et je n'ai plus d'amis, peut-être. Alors on danse...

Alors le choix est de donner sa chemise au premier venu. Qu'importe. Nous parlons du beau temps et je me sens humain, humilié, mais quelqu'un sait-il encore l'humilité? Elle n'est pas face aux hommes, elle est face à soi-même. S'humilier d'accepter de vivre, les yeux ouverts précisant la décomposition.