Ce n'est pas un grain de sable dans l'engrenage, non, c'est le grand charroi d'alluvions et de sédiments que tu as confondu comme moi, ami, avec nos fondations, puisque c'est sur ce sol que nous avons poussé, poussé des cris et des bouchons, et des racines qui poussent là où on les pose sans se poser de questions. Les questions, elles aussi, se sont posées toutes seules, comme un bilan, feuille volante sur un tapis déjà épais de prières inexaucées. Je t'avais laissé les prières, mon ami, moi je préfère le rire (aux enterrements) et les chansons (à boire).
j'ai pour accoudoir la peau douce des plus belles femmes du trottoir inexistant dans cette ville perdue aux rues de sables. J'ai dans les mains la bouteille la plus chère des bars à matelots. J'ai dans la tête le plan de bataille survivant de notre grand projet. Car ce projet était encore plus grand que ce que je t'en avais raconté, moi le dilettante aux feuilles de calculs interminables. J'avais commencé à mettre en formules l'impact écologique, la redistribution des richesses selon la répartition des dividendes, la synergie de l'économie et des ancêtres. Parfois je leur parlais, aux ancêtres, et ils ne répondaient pas, pour ne pas troubler ma concentration au travail.
J'ai tout perdu, oui. Mais je m'en fous parce que je n'avais rien, sauf toi, mon ami. Ce que je lèguerai aux descendants de nos ancêtres, puisque nous ne sommes que les maillons d'un projet plus grand que nous, ce que je lèguerai c'est mes rires et mes chansons pendant que je rajuste mon sac sur mon épaule, reparti avec la saison, emportant toujours un peu moins de jeunesse pour laisser de la place aux souvenirs, ou inversment.
lundi 13 décembre 2010
mardi 7 décembre 2010
Place publique.
Nous connaissons tous une rime à Janus. Hahaha... Gêné je tente de désamorcer la main d'un petit barbu posée très gentiment à l'arrière de ma ceinture. Il est 6 heures du matin dans un anniversaire où j'étais l'invité d'un invité. Dans cet appartement qui donne sur la place les jolies filles sont parties déjà, mais mon envie de boire, elle, ne veut pas. L'envie de parler encore moins.
Je me suis installé dans la cuisine: on n'y entre qu'à cinq, mais on y entre forcément, posant son stack en 6-max no-limit. Mon hôte personnel m'a indiqué les cachettes à bouteilles, où j'ai calé mon Jack Da. Mon verre dans ma main est le Fleuve Amour, qui se fout de ta gueule sans jamais contenir la même eau. Ma parole est le verbe, non pas premier mais primordial, puisque la première phrase est: "comment tu t'appelles?", mais que la suivante, plus importante, demande: "c'est quoi ton hôtel préféré?" Elle s'appelle Monica, et elle ne sait pas. Je suis soûl, enfin, quand elle est partie. Restent des gens qui me ressemblent. Le prix Nobel de la solitude. Quand je montre les dents c'est un sourire. C'est donc ça, cette expérience qu'on appelle une arme. Même les animaux de mon espèce font des enfants. Ou veulent juste faire semblant, pour se sentir beaux tout nus, on leur a fait croire que c'était possible comme si c'était possible qu'ils soient beaux même habillés par des enseignes bien vendues.
Je marche au soleil et je pense peut-être à un petit barbu que j'aurais dû appeler le grand-schtroumpf mais j'étais trop bourré. Je pense peut-être à la prétendue beauté de la naïveté mais j'ai oublié. Sur une place encore plus grande une bouche de métro m'avale. Je rentre chez moi: home is where I lay my hat. Patchamama sucks me wholly, comme une splendeur engloutie. You, fucking black hole...
Je me suis installé dans la cuisine: on n'y entre qu'à cinq, mais on y entre forcément, posant son stack en 6-max no-limit. Mon hôte personnel m'a indiqué les cachettes à bouteilles, où j'ai calé mon Jack Da. Mon verre dans ma main est le Fleuve Amour, qui se fout de ta gueule sans jamais contenir la même eau. Ma parole est le verbe, non pas premier mais primordial, puisque la première phrase est: "comment tu t'appelles?", mais que la suivante, plus importante, demande: "c'est quoi ton hôtel préféré?" Elle s'appelle Monica, et elle ne sait pas. Je suis soûl, enfin, quand elle est partie. Restent des gens qui me ressemblent. Le prix Nobel de la solitude. Quand je montre les dents c'est un sourire. C'est donc ça, cette expérience qu'on appelle une arme. Même les animaux de mon espèce font des enfants. Ou veulent juste faire semblant, pour se sentir beaux tout nus, on leur a fait croire que c'était possible comme si c'était possible qu'ils soient beaux même habillés par des enseignes bien vendues.
Je marche au soleil et je pense peut-être à un petit barbu que j'aurais dû appeler le grand-schtroumpf mais j'étais trop bourré. Je pense peut-être à la prétendue beauté de la naïveté mais j'ai oublié. Sur une place encore plus grande une bouche de métro m'avale. Je rentre chez moi: home is where I lay my hat. Patchamama sucks me wholly, comme une splendeur engloutie. You, fucking black hole...
lundi 6 décembre 2010
Gilbert le Conquérant.
Je sais faire des choses avec mes mains: rouler des cigarettes au feu rouge, transformer une boîte de pistoles à 70% en coups de langues de jolies filles sur des cuillers à entremets. Quand elles se penchent pour pouvoir me scruter de ce regard par en-dessous (je ne suis pas très grand) je leur dis salut, je m'appelle Gilbert, et quand je serai grand on m'appellera Gilbert Le Conquérant, et toi? Et je souris en coin. Je pense au temps où c'était la drogue dont on mesurait la pureté, et je transformais une dose en coups de reins de jeunes femmes en difficulté. J'ai changé de vie. Les filles sont plus jolies sans cicatrices.
vendredi 3 décembre 2010
Tout un chacun.
Parfois il m'arrive de me souvenir de reprendre mon chemin. De rappeler à la niche les bombes lâchées sur les sujets survolés comme des pays ennemis et d'atterrir dans les fourrés, armé d'un coeur et d'un canif, comme tout un chacun? Un regret à chaque pas sur le sentier sont les seules embuscades, me voilà péripatéticien alors je dis encore "sale pute", mais en aimant les sales putes, soeurs, et tout ce qu'elles m'ont apporté: thanks bitch, are you gonna die now? La vie à hauteur d'homme, de pigeon ou de chien, les mots la fiente et la truffe, de la merde partout. J'ai encore peur, parfois, mais la peur s'en va avec l'illusion d'une quelconque importance. Le néant les terrifie, il m'apaise, mais quel ennui. Quand je suis seul je deviens mon propre camarade de jeu, et ma bouteille de souvenirs est un tigre en peluche.
vendredi 26 novembre 2010
Agricultivé, restauration.
Sourcil haussé comme un petit doigt en l'air undercover, deux autres phalanges engoncées dans un anus si peu profond que ces deux pauvres phalanges, déjà, atteignent le diaphragme et empêchent leur possesseur peu fourni de respirer, ainsi la phrase tombe, voulue définitive comme entendue à la radio le matin mais sans la reverb:
"Mais enfin, tu n'y connais rien! Si ça ne pue pas, ce n'est pas du fromaaaaage!"
C'est là un spécimen de mongol: il n'y a pas d'arbres en Mongolie, même pas un bananier, alors le seul lien qui reste avec la "nature" c'est une bande de fromages et de produits finis semi-finis qui se connaissent tous entre eux comme une amicale d'anciens élèves coincés dans les mêmes impasses professionnelles. Bouffe-le, ton fromage emballé dans du cuir de rat mort, comme ça tu arriveras à ne pas voir que la "nature" c'est moi et ce n'est plus toi. La nature humaine. Bof. Nous sommes trois en cuisine pendant que le chef pavane ses taches de graillon en salle plutôt que de travailler aux fourneaux. A nous trois nous parlons une quinzaine de langues. A nous trois nous cumulons quelques dizaines milliers de kilomètres. Le blanc, lui, comme dans "travail de blanc" pour parler d'un boulot mal fait avec le petit personnel qui rattrape derrière, le blanc disais-je, nous voit en tant que petit personnel habillé en uniforme de couleur de peau, et nous parle de fromages et de rhâlouf, ça doit être ça les bienfaits de la civilisation.
Le chef me charge de goûter l'assaisonnement des harengs: il dit qu'il vomit quand il en mange, tiens, comme Seydou. Petite nature.
Le chef râle parce que j'ai trop de pain sur mon étagère. Je n'ai pas eu le temps de ranger mon plan de travail parce que j'ai nettoyé le sien. Après trois mois de boulot, dont un à la plonge, j'assume, malgré mon contrat de plongeur et en collaboration avec Seydou, qu'ils voulaient virer avant que j'arrive et que je réconcilie tout le monde grâce à mon prana-bindu, des fonctions de quasi-chef de partie. Fonctions payées 39 heures de smic pour 55 heures travaillées. Le fait est que s'il veut manger des trucs qui puent j'aurais quelques trucs à lui proposer, comme la merde de mon cul, avec les compliments du front populaire.
Parfois, je demande au chef de goûter ce dont je suis en charge: sauces des entrées, desserts. La plupart du temps, je change peu à peu ses recettes et ses proportions sans lui en faire mention. Ce qui se vend le plus au restaurant c'est la mousse au chocolat. Je ne l'ai pas inventée, la mousse au chocolat, mais c'est moi qui la fait: j'en fait 20 kilos par semaine. Le chef ne l'a pas goûtée depuis 3 mois. Pourtant, elle a changé, peu à peu, à coups de grammes empiriques de sucre ou de jaunes, et selon mon humeur du jour. Et c'est la serveuse qui me sert de goûteuse.
Je suis né en ville, moi, je ne sais pas planter les choux et je n'ai jamais vu de cacaoyers. Pourtant il y a des cacaoyers à Madagascar. Mais un jour je tiendrai un très bon restaurant, là-bas, un restaurant meilleur que ces terrasses parisiennes qui proposent à 15-16 euros des menus du jour recyclés des restes de la carte invendue de la veille (rillettes de saumon avec des garnitures aux intitulés flexibles, etc). J'aurai une vraie carte grâce au coût très compétitif de la main-d'oeuvre ébahie par mon cursus (Paris, New York, Mombasa, Bangkok, Rio). Dans le désordre:
Bananes "ranjalia" en beignets de ruelle, chocolat de [insérer ici le nom d'une plantation locale].
Pakoras de légume d'Antsirabé, épices de Neny karana de Tsaralalàna, sauce menthe-coriandre, sauce tamarin.
Entrecôte de zébu, pommes de terre décalibrées, béarnaise qui n'a jamais vu le Béarn sauf sur MSN ("je vous trrrouve trrrrès beau"), et sourire de la serveuse.
Crevettes roses voanio râpé (fuck le lait de coco en boîte, c'est dégueulasse), crémeux créole, légumes flambés au Dzama Vieux.
Cocktail ManaKir Royal, servi avec le pantalon moulant du serveur (encore à inventer).
Foie gras de canard, frapaina (soanambo) caramélisé aux paiso ra-kena, miel de thym.
Brochettes de parking baby!, pako-pako et rougail doux, mahôgo, shot de Brighton et souvenirs.
Lamàtra grillé à l'échalotte et aux herbes timides, cageot de bières et playlist Kawitry du chef (à partir de 4 personnes).
Hen'omby ritra Newton, anan-tsonga Jocelyne, pirina à la Charles, trondro maina à la "Sombinaina"
Cocotte (Seb, baby!) de Riz cantonnais Skee Bee Dee Boo, Tsa-siou de la barrique, prix 3 étoiles.
Kulfi au lait d'abricots, vanille, cardamone et pistaches.
La salade de concombres la plus simple du monde, sel, poivre, vinaigre, pour quand il fait chaud.
"Mais enfin, tu n'y connais rien! Si ça ne pue pas, ce n'est pas du fromaaaaage!"
C'est là un spécimen de mongol: il n'y a pas d'arbres en Mongolie, même pas un bananier, alors le seul lien qui reste avec la "nature" c'est une bande de fromages et de produits finis semi-finis qui se connaissent tous entre eux comme une amicale d'anciens élèves coincés dans les mêmes impasses professionnelles. Bouffe-le, ton fromage emballé dans du cuir de rat mort, comme ça tu arriveras à ne pas voir que la "nature" c'est moi et ce n'est plus toi. La nature humaine. Bof. Nous sommes trois en cuisine pendant que le chef pavane ses taches de graillon en salle plutôt que de travailler aux fourneaux. A nous trois nous parlons une quinzaine de langues. A nous trois nous cumulons quelques dizaines milliers de kilomètres. Le blanc, lui, comme dans "travail de blanc" pour parler d'un boulot mal fait avec le petit personnel qui rattrape derrière, le blanc disais-je, nous voit en tant que petit personnel habillé en uniforme de couleur de peau, et nous parle de fromages et de rhâlouf, ça doit être ça les bienfaits de la civilisation.
Le chef me charge de goûter l'assaisonnement des harengs: il dit qu'il vomit quand il en mange, tiens, comme Seydou. Petite nature.
Le chef râle parce que j'ai trop de pain sur mon étagère. Je n'ai pas eu le temps de ranger mon plan de travail parce que j'ai nettoyé le sien. Après trois mois de boulot, dont un à la plonge, j'assume, malgré mon contrat de plongeur et en collaboration avec Seydou, qu'ils voulaient virer avant que j'arrive et que je réconcilie tout le monde grâce à mon prana-bindu, des fonctions de quasi-chef de partie. Fonctions payées 39 heures de smic pour 55 heures travaillées. Le fait est que s'il veut manger des trucs qui puent j'aurais quelques trucs à lui proposer, comme la merde de mon cul, avec les compliments du front populaire.
Parfois, je demande au chef de goûter ce dont je suis en charge: sauces des entrées, desserts. La plupart du temps, je change peu à peu ses recettes et ses proportions sans lui en faire mention. Ce qui se vend le plus au restaurant c'est la mousse au chocolat. Je ne l'ai pas inventée, la mousse au chocolat, mais c'est moi qui la fait: j'en fait 20 kilos par semaine. Le chef ne l'a pas goûtée depuis 3 mois. Pourtant, elle a changé, peu à peu, à coups de grammes empiriques de sucre ou de jaunes, et selon mon humeur du jour. Et c'est la serveuse qui me sert de goûteuse.
Je suis né en ville, moi, je ne sais pas planter les choux et je n'ai jamais vu de cacaoyers. Pourtant il y a des cacaoyers à Madagascar. Mais un jour je tiendrai un très bon restaurant, là-bas, un restaurant meilleur que ces terrasses parisiennes qui proposent à 15-16 euros des menus du jour recyclés des restes de la carte invendue de la veille (rillettes de saumon avec des garnitures aux intitulés flexibles, etc). J'aurai une vraie carte grâce au coût très compétitif de la main-d'oeuvre ébahie par mon cursus (Paris, New York, Mombasa, Bangkok, Rio). Dans le désordre:
Bananes "ranjalia" en beignets de ruelle, chocolat de [insérer ici le nom d'une plantation locale].
Pakoras de légume d'Antsirabé, épices de Neny karana de Tsaralalàna, sauce menthe-coriandre, sauce tamarin.
Entrecôte de zébu, pommes de terre décalibrées, béarnaise qui n'a jamais vu le Béarn sauf sur MSN ("je vous trrrouve trrrrès beau"), et sourire de la serveuse.
Crevettes roses voanio râpé (fuck le lait de coco en boîte, c'est dégueulasse), crémeux créole, légumes flambés au Dzama Vieux.
Cocktail ManaKir Royal, servi avec le pantalon moulant du serveur (encore à inventer).
Foie gras de canard, frapaina (soanambo) caramélisé aux paiso ra-kena, miel de thym.
Brochettes de parking baby!, pako-pako et rougail doux, mahôgo, shot de Brighton et souvenirs.
Lamàtra grillé à l'échalotte et aux herbes timides, cageot de bières et playlist Kawitry du chef (à partir de 4 personnes).
Hen'omby ritra Newton, anan-tsonga Jocelyne, pirina à la Charles, trondro maina à la "Sombinaina"
Cocotte (Seb, baby!) de Riz cantonnais Skee Bee Dee Boo, Tsa-siou de la barrique, prix 3 étoiles.
Kulfi au lait d'abricots, vanille, cardamone et pistaches.
La salade de concombres la plus simple du monde, sel, poivre, vinaigre, pour quand il fait chaud.
Message in a bottle de bière, yo.
Je vous parle d'un temps qui va apprendre à fermer sa gueule
De peur qu'on la lui rouvre au Laguiole, hé
Si t'es dans la Lune, conseil d'ami:
Cache tes impacts de météorites sous ta cagoule
Si t'es pas capable de les faire briller à la soude
D'être un commandant-massoud même en voyageant dans la soute, moi
Je vous parle d'un temps qui pue comme le mazout
Avec les couilles comme allumettes et des mots pour ras el hanout.
Voiles sur le boutre sur des mers de (rien à) foutre
Popopop, si t'es une petite mousse fais-moi briller ce troisième pont, salope.
Rafales de balles de fripes dans la cale, à côté des cadavres
Je réceptionne des containers de bouteilles à la mer dans le port du Havre.
De peur qu'on la lui rouvre au Laguiole, hé
Si t'es dans la Lune, conseil d'ami:
Cache tes impacts de météorites sous ta cagoule
Si t'es pas capable de les faire briller à la soude
D'être un commandant-massoud même en voyageant dans la soute, moi
Je vous parle d'un temps qui pue comme le mazout
Avec les couilles comme allumettes et des mots pour ras el hanout.
Voiles sur le boutre sur des mers de (rien à) foutre
Popopop, si t'es une petite mousse fais-moi briller ce troisième pont, salope.
Rafales de balles de fripes dans la cale, à côté des cadavres
Je réceptionne des containers de bouteilles à la mer dans le port du Havre.
Boma yé
Picture yourself in a car on the highway
With a shortening leash and CCTVs
Cellophane flowers of yellow and green
Could be bank notes or Lee-Loo Dallas Moultipass
Or a free ride on a kaleidoscoped bitchass
And then there's me at the wheel, and I mean
That half-assed poet singing lullabies
To soothe the funerals from the burden of bad-byes
Loans left by Aunt Lucy when she flew with her diamonds
May as well keep her doggy bag full 'cause we only die once
Pass the ford, ungrasp your hold yeah, but pass the Courvoisier
Beat yourself with the crowd howlin' "Baby, boma yé"
With a shortening leash and CCTVs
Cellophane flowers of yellow and green
Could be bank notes or Lee-Loo Dallas Moultipass
Or a free ride on a kaleidoscoped bitchass
And then there's me at the wheel, and I mean
That half-assed poet singing lullabies
To soothe the funerals from the burden of bad-byes
Loans left by Aunt Lucy when she flew with her diamonds
May as well keep her doggy bag full 'cause we only die once
Pass the ford, ungrasp your hold yeah, but pass the Courvoisier
Beat yourself with the crowd howlin' "Baby, boma yé"
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